Depuis le 1er juillet 2026, les parents peuvent bénéficier d’un nouveau congé supplémentaire à l’occasion d’une naissance ou d’une adoption. Créé par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce dispositif a été précisé par cinq décrets du 30 mai 2026. Il instaure un droit distinct des congés de maternité, de paternité et d’adoption, avec des règles précises concernant sa durée, sa demande et son indemnisation.

Jusqu’à 2 mois de congé pour chaque parent

Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaire, avec la possibilité de le fractionner en deux périodes d’un mois. En principe, ces périodes doivent débuter dans les neuf mois suivant la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer en cas d’adoption. Le dispositif concerne également les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 grâce à un régime transitoire spécifique. Il s’agit d’un droit individuel : chacun des deux parents peut donc en bénéficier dans les conditions prévues par les textes.

Une demande à anticiper et à formaliser

Le salarié doit en principe informer son employeur au moins un mois avant le début du congé. Ce délai est ramené à quinze jours lorsque le congé supplémentaire suit immédiatement un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, dans les conditions prévues par l’article D. 1225-11-4 du Code du travail. La demande doit préciser la date de début, la durée ainsi que l’éventuel fractionnement du congé. Elle doit être adressée par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé afin de pouvoir établir précisément la date et le contenu de la demande.

Une indemnisation différente selon le mois de congé

Le décret n° 2026-425 prévoit une indemnisation versée par l’Assurance maladie. L’indemnité journalière est calculée selon les règles de la Sécurité sociale, puis affectée d’un coefficient de 70 % pour le premier mois et de 60 % pour le second. Ces pourcentages ne correspondent donc pas nécessairement à 70 % puis 60 % du salaire habituel, puisque des règles de calcul et des plafonds s’appliquent. Le droit à indemnisation suppose notamment de remplir les conditions d’ouverture des droits et de justifier de six mois d’affiliation à la date de début du congé, conformément à l’article R. 313-4-1 du Code de la sécurité sociale.
 
Ce nouveau congé offre davantage de temps aux parents après une naissance ou une adoption, mais son utilisation repose sur des règles précises. Délais, formalisme de la demande, fractionnement et conditions d’indemnisation doivent être anticipés aussi bien par les salariés que par les employeurs. Pour les entreprises, cette réforme implique également d’adapter rapidement les procédures RH et la gestion des absences.
 
Source : Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 ; décrets n° 2026-419, 2026-425, 2026-426, 2026-427 et 2026-428 du 30 mai 2026.